Michelin 2017 : Julien Binz : « La première étoile qui nous appartient vraiment »


Michelin 2017 : Julien Binz : « La première étoile qui nous appartient vraiment »

Revue de presse, un article publié le 13 mars 2013 sur le site de l’hôtellerie-restauration et signé par Sonia de Araujo.

Ammerschwihr (68) C’est la deuxième fois que le chef figure au guide rouge. Mais la première fois dans sa propre affaire, qu’il a ouverte il y a quatorze mois avec sa compagne, Sandrine Kauffer.

Le guide n’attend pas de nous des changements et les clients les appréhendent. Donc pas d’augmentation de prix, pas de révolution, mais de la continuité dans la qualité et dans la cuisine qui nous représente », promettent Julien Binz et sa compagne Sandrine Kauffer. Quatorze mois après avoir ouvert leur chez eux, le restaurant Julien Binz, le couple est heureux : il a obtenu une étoile au guide Michelin.

S’il ne s’agit pas d’une première pour le chef, qui a déjà été récompensé par le guide en 2012 lorsqu’il officiait au Rendez-vous de chasse à Colmar (Haut-Rhin), cette étoile a « une saveur particulière. C’est la première qui nous appartient vraiment avec Sandrine », confie l’Alsacien.

Sandrine Kauffer et Julien Binz à Paris à la cérémonie du Michelin crédit Cook and Shoot

 

 

« Aller de l’avant dans la créativité »

Dans le restaurant raffiné de 35 couverts, situé sur la route des vins à Ammerschwihr, le Maître cuisinier de France régale ses clients d’une cuisine contemporaine et précise, proposant un Homard au bouillon de gruyère, des Escargots au jus de persil, une Torche aux marrons ou encore une Sphère au chocolat. « Nous allons aller de l’avant dans la créativité et rester vigilants au quotidien, en cuisine comme en salle, car rien n’est jamais acquis. Nous devons rester humbles devant cette récompense », assurent-ils.

Julien Binz s’est formé auprès des plus grands. Il a débuté chez Didier Oudill, Pain Adour et fantaisie (2 étoiles à Grenade-sur-l’Adour, dans les Landes), et chez Philippe Gaertner, aux Armes de France (une étoiles à Ammerschwihr). Puis, il a contribué à l’obtention de la troisième étoile au guide Michelin chez Antoine Westermann au Buerehiesel à Strasbourg (de 1991 à 1995) et a secondé Marc Haeberlin à l’Auberge de l’Ill (3 étoiles à Illhaeusern) jusqu’en 2000.

RELIRE SUR LE JOURNAL